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Deux nouvelles chargeuses décrotteuses de type Ropa pour la région de Fontenoy

La campagne de réception de betteraves bat son plein, l’occasion pour se pencher sur le travail d’une des nouvelles chargeuses décrotteuses pilotée par Rudy Van Eeckout (Entrepreneur à Templeuve). Quelques questions lui ont été posées ainsi qu’à Gérard Nottebaert agriculteur - arracheur à Mourcourt où a été réalisée cette interview.

Comment s’est passée la mise en route de la machine ?

 

RVE : Le plus dur ce sont les premiers camions après c’est de la routine et une question d’habitude. Par contre avant de prendre les commandes il y a des cours à suivre pour apprendre à connaître toutes les fonctions de la machine et c’est sans aucun doute cette partie la plus dure à assimiler !

 

Quels sont les grands changements de cette chargeuse comparée à la grue classique ?

 

RVE : Grâce à la table de ramassage et les différents tapis nettoyeurs, la quantité de terre et de déchets organiques (feuilles, collets,..) chargées avec les betteraves dans les camions sont très fortement limitées. A l’heure où je vous parle, il n’est pas rare d’avoir des tares terre de l’ordre de 0.5 à 1.5 %. Alors que si vous étiez avec une grue classique vous seriez avec une tare terre probablement d’au moins 5 – 10 % !

 

En fait cela offre une plus grande facilité de chargement lors de la présence de fil électrique et de poteaux électriques. En plus si vous avez un grand fossé c’est maintenant aussi possible de charger.

 

Un autre point à ne pas négliger c’est la vitesse de chargement. Le temps de chargement d’un camion est de l’ordre de 5 minutes pour 30 tonnes. En plus c’est 30 tonnes de betteraves quasiment sans terre donc c’est moins de transport et plus de rapidité. Avec une grue classique il fallait compter 6 – 7 minutes par camions.

 

Avant avec la grue les fonds de tas salissaient toujours les camions, aujourd’hui avec la lame de la décrotteuse, je peux facilement ramasser toutes les dernières betteraves et éviter que cela ne salisse tout le camion puisqu’elles sont décrottées.

 

Pour les camions de fin de silos, la machine est dotée d’un système de pesée très précis, je suis à 15 kg près!

 

Pour moi personnellement, le pilotage de la décrotteuse est nettement moins fatiguant que le chargement à la grue. Avec la grue je n’avais quasiment pas le temps de manger, ce n’est plus cas maintenant ! Vous l’avez compris je ne repasserai pas de si tôt au chargement à la grue, il ne faut plus m’en parler !!

 

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Quels conseils donneriez vous aux planteurs pour optimiser le chargement et le décrottage ?

 

RVE : Le plus important pour moi c’est d’abord la confection du silo :

 

  • Choisir un bon endroit et respecter les bonnes distances par rapport à la route.
  • Ne pas aller au-delà de 7.5 – 8 m de large et s’assurer que le fond du tas soit bien plat !

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Et le point de vue des planteurs ?

 

GN : Pour le planteur la plus grande difficulté c’est d’avoir suffisamment de place pour réaliser le silo. Ca c’est vraiment la grosse contrainte. Cela dépend donc fortement du parcellaire de la ferme. Mais nous aurions déjà plus facile si la largeur pouvait être portée à 1 mètre de plus.

 

D’un autre côté, nous livrons une marchandise bien propre à l’usine et nous n’avons quasiment plus de betteraves à devoir ramasser.

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