KWS
   
 

Maximalisez le rendement de votre culture de maïs!

Le bon moment de récolte (un grain entièrement mûr) est déterminant pour le succès

Déterminer le moment approprié de la récolte est une étape essentielle du succès de la culture du maïs ensilage. C’est très simple: il s’agit de suivre de près la maturation du grain et d’attendre de récolter jusqu’à ce que le petit point noir à la base du grain soit visible (un grain complètement mûr). En mettant l’accent sur cet élément dans le maïs ensilage également, on obtient un rendement maximum en amidon et une densité énergétique optimale. Par ailleurs, cela permet d’augmenter la permanence de l’amidon, ce qui, d’un point de vue technique, est très important pour des vaches laitières hautes productrices. C’est précisément le grain qui est en grande partie décisif (85 à 90 %) pour l’apport énergétique provenant du maïs pour le bétail (en particulier l’amidon) et non la plante restante. La détermination de la matière sèche de la plante restante est moins pertinente, sauf pour une variété ‘dry-down’ ou si la plante restante est atteinte de taches foliaires. Dans ces cas, il faudra agir rapidement parce que le pourcentage de la matière sèche de la plante restante augmentera trop vite, parce que le produit sera difficile à ensiler et que le risque de fermentation augmentera sensiblement.

Comment déterminer la maturité du grain en pratique pour fixer la bonne période de récolte?

Pour déterminer le moment de la récolte il est souhaitable de parcourir la parcelle à quatre endroits différents sur une dizaine de mètres et de cueillir au hasard un certain nombre d’épis. Cassez ensuite les épis en deux et coupez plusieurs grains. Sur base de la ‘ligne laiteuse’ dans le grain, on peut évaluer le pourcentage de matière sèche (voir illustrations). Cette ligne laiteuse est la séparation entre la partie liquide (lait) du grain et la partie solide (amidon). Le pourcentage de matière sèche du grain révèle déjà beaucoup, mais pas tout du pourcentage de matière sèche de la plante entière. Cela est dû en partie à la proportion épi/plante restante et au stade de maturité de la plante restante (stay-green contre dry-down). Plus la part de l’épi est importante (cultures courtes), plus le maïs est sec. Mais cela ne signifie pas nécessairement que le maïs peut déjà être ensilé. Il faudra attendre la maturité complète de l’épi.

Les variétés à maturité plus tardive doivent être récoltées plus tard. Par ailleurs, moins une variété est ‘stay-green’, zetmeellijnplus rapidement le pourcentage de matière sèche augmente à la maturation, ce qui réduit fortement le parcours idéal de récolte. C’est précisément le cas pour ces variétés, ainsi que pour celles qui sont atteintes de taches foliaires. Au stade de la maturation et dans des conditions météorologiques normales, le processus de maturation ralentit suite au raccourcissement des jours et à la baisse des températures. Au départ, la plante restante ne contribue pas à l’augmentation de la teneur en matière sèche. C’est à l’épi qu’on le doit. Dans l’épi, l’augmentation est de - 1 % par jour. Si le temps est ensoleillé, cette augmentation est plus forte. Si le temps est pluvieux, cette hausse est évidemment plus faible. Etant donné que l’épi ne représente qu’un tiers de la masse sèche, cela se traduit par un accroissement de la matière sèche de - 0,3 %/jour de la plante entière. Par semaine, cette augmentation du pourcentage de matière sèche est donc de 0,3 x 7 ou - 2 à 3%.

Pour obtenir un rendement maximal en amidon, il est très important que le maïsiculteur attende de récolter jusqu’à ce que le grain ait atteint le stade de maturité complète (black-layer = point noir à la base du grain). Exprimé en argent, cela représente 300 – 350 euros, lorsqu’on récolte au stade de maturité complète, non au stade antérieur. Le pourcentage moyen de matière sèche de la plante entière se situe (à un bon rendement de maïs ensilage, à la récolte au stade de maturité compète) autour de 35 %, en fonction de la part de l’épi. A ce pourcentage de matière sèche, il n’y a pas de pertes de jus et le risque de fermentation lors du désilage se révèle réduit.
Pour (en cas de réserve suffisante de fourrages grossiers) augmenter encore la concentration énergétique (amidon en grammes/kg MS) on peut envisager un ensilage plus haut ou une récolte sous forme d’ensilage d’épis ou de CCM. Ce procédé permet en outre d’abandonner une partie de la plante restante, ce qui est favorable à l’approvisionnement du sol en matière organique et en nutriments.

3 korrels met zetmeellijn

Le ‘stay-green’ est tendance

Les variétés modernes de maïs ont, dans une certaine mesure, la possibilité de rester saines plus longtemps, demoveld actuele maiszakende rester vertes, ‘stay-green’ donc, alors que le moment de récolte idéal est là. Dès lors, on peut parler d’une certaine élasticité du stade de récolte. Autrement dit, cela laisse suffisamment de temps pour réserver l’entrepreneur, sans que cela n’affecte la qualité et/ou le rendement. Il ne suffit donc pas de regarder la parcelle de loin. Pour déterminer le moment de la récolte, il est souhaitable de pénétrer dans la parcelle et d’examiner les épis. Une fois ce moment atteint, les feuilles inférieures sont certes décolorées, la plus grande part de la plante est encore bien verte.

 

Conseils pour un ensilage de maïs réussi:

• Avant de vous décider à la récolte, attendez que les premiers petits points noirs soient apparus. Un grain totalement mûr, associé à un rendement élevé en grain, se traduit par un rendement financier le plus élevé.

• Si vous n’avez pas la patience d’attendre ou que les conditions atmosphériques des dernières années se sont avérées défavorables pour permettre au maïs d’arriver à maturité complète, choisissez, pour la campagne 2013, une variété à maturité précoce (dans le grain).

• Optez pour une longueur de hachage de 8 à 10 mm. Si la matière sèche est de 36 % ou plus, la longueur doit être un peu plus courte (6 à 8 mm).

gehakselde mais in hand

• Pendant les travaux de récolte, vérifiez si le grain dans la matière hachée est bien broyé. Ceci est nécessaire pour permettre à l’amidon du grain d’être disponible en suffisance pour la vache.

• Le silo doit être tassé de façon très compacte. Un silo bien tassé permet de se prémunir contre les problèmes de fermentation et de moisissures.

 

 


 
KWS